NICOLE GOUETA 46,4 %

PHILIPPE SARRE 53,6 %



RESULTATS DU PREMIER TOUR DE L'ELECTION MUNCIPALE
COLOMBES
Chiffres officiels du ministère de l'intérieur
PHILIPPE SARRE 43.56% 11437
voix

NICOLE GOUETA 42.46%
11146 voix

LAURENT TRUPIN
8.60% 2259 Voix
Zahra Benaïssa
4.40% 1154 voix
Mohamed ELBMARBATI 0.98% 257 voix
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| Colombes : Rama Yade le faire-valoir virtuel |
| A Colombes, la ministre est candidate sur la liste de Nicole Goueta (UMP) qui a ravi la mairie aux communistes en 2001. Depuis, toutes les élections ont été gagnées par la gauche. La partie s'annonce difficile. |
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Jamais vu autant de journalistes. Vous ne venez pas pour nous, n'est-ce pas ? », s'amuse le socialiste Philippe Sarre, tête de liste de la gauche à Colombes. Non, bien sûr, pour les beaux
yeux de Rama Yade. Mais on peut toujours rêver ! La jeune et facétieuse secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, 3ème sur la liste du maire sortant Nicole Goueta (UMP), aime jouer à cache-cache avec
la presse. Elle vous donne rendez-vous, l'annule, le remplace, mais promis-juré, elle sera bien à 18h à la mairie de proximité de la Voie du bois, où Mme Goueta tient une réunion publique. A 17h45,
l'étoile montante de la Sarkozie vous appelle en personne pour se décommander et se confond en excuses. « Je culpabilise tellement », répète-t-elle, trois fois. Mignon. « Je vous donne mon numéro de
portable, téléphonez-moi demain à 15 h », ajoute-t-elle. Là, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession.Pendant ce temps, Nicole Goueta, silhouette énergique qui porte ses 70 ans avec insolence,
arrive. Il fait nuit noire et un froid de canard, mais chose incroyable et peut-être volontairement dissuasive, elle rencontre ses administrés sur le trottoir. Une vingtaine de personnes, des hommes,
des femmes avec des bébés dans des poussettes, tout le monde à la queue-leu-leu. « C'est ainsi à Colombes. Mme Goueta, on l'aperçoit au repas des anciens, elle fait de beaux discours et elle s'en va
tout de suite. On ne la voit pas », tempête Colette, 82 ans. Langue bien pendue, elle vous fait un inventaire à la Prévert de ses doléances. « L'ascenseur de la trésorerie ne fonctionne pas, des
abribus sans rien pour s'asseoir et moi je ne peux pas attendre vingt minutes debout, tout pour le centre-ville et derrière des rues mal entretenues », etc. A la lumière des réverbères, Mme Goueta
prend des notes sur un petit carnet et Mustapha vole à son secours. « Avant, Colombes c'était une poubelle, elle a tout rénové partout et la délinquance a beaucoup baissé », plaide ce jeune homme des
quartiers déshérités. Avant d'ajouter : « Les cocos, on n'en veut plus, leur gestion était désastreuse. »
Commune des Hauts-de-Seine où cohabitent 10 000 logements sociaux et 10 000 pavillons, Colombes fut un bastion communiste durant trente-six ans, avant de basculer à droite en 2001. A l'époque, la ville a failli passer sous tutelle du préfet tant elle était endettée. Depuis, elle s'est refait une santé financière, au prix d'une forte hausse des impôts, sous la houlette d'une femme à poigne qui ne dédaigne pas les coups de menton. « Je suis ferme, voilà tout », lance Mme Goueta. Durant son mandat, elle a usé six directeurs généraux, cinq directeurs de cabinet, sans compter la valse de leurs adjoints. « Elle est autoritaire et centralisatrice, elle est datée aussi », cingle Philippe Sarre. Adjoint au maire de 1995 à 2001, le challenger de gauche s'appuie sur les bons résultats de son camp ces dernières années et rêve d'une reconquête à portée de mains sur le papier. Il n'a aucun atome crochu avec Goueta. « Son modèle, c'est Levallois ou Neuilly, elle veut faire de la rue de Gaulle les Champs-Elysées de Colombes ; nous, on veut une ville diverse », souligne Philippe Sarre. Il note qu'en sept ans aucun logement social n'a été construit, que beaucoup ont été détruits. Selon lui, « Mme Goueta a mené une politique pour certains et pas pour d'autres, mais Colombes, ce n'est pas ça ». Quant à Rama Yade... « Elle n'est pas notre adversaire. Elle est en service commandé par l'UMP pour sauver le soldat Goueta », tranche Philippe Sarre. Mais la dame de fer n'a pas dit son dernier mot. « J'ai un bilan, moi. Qui voudrait de l'équipe adverse ? », interroge-t-elle, le mors aux dents. Entre eux, ce sera ric-rac. Rac comme une raclée. Mais pour qui ? Enfin, Rama Yade, faire-valoir virtuel de Mme Goueta, n'a pas tenu parole : son téléphone portable a sonné dans le vide. Les promesses n'engagent que ceux qui y croient. |
| Antonella KREBS. |
Guéant critiqué
Les récentes interventions dans les médias du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, ont été critiquées hier lors de la réunion du groupe UMP à l'Assemblée. La députée Valérie Rosso-Debord a déploré que le plus proche collaborateur du Président ait lui-même annoncé dimanche des mesures sur les retraites.
Rama Yade (AP)
La compétition qui s’engage va nous donner l’occasion d’exposer aux Colombiens notre projet pour la ville. Il se structurera selon quatre points forts :
1- « un autre style » : nous refusons l’hyper-personnalisation des candidatures : le maire n’est pas une personne omnisciente qui décide de tout. Nous proposons avant tout une équipe, compétente (je sais bien que cela va sans dire, mais j’attends avec impatience la comparaison des CV des listes en présence !), dynamique et dévouée ! Cette équipe n’est pas 100 % MoDem : nous sommes avant tout des Colombiens soucieux de faire entrer notre ville dans le xxie siècle, qu’on vienne du centre, de l’UMP ou du PS n’a aucune espèce d’importance.
2- Colombes n’est pas une île ! Nous développerons une approche commune avec les villes environnantes et les collectivités départementale et régionale sur des sujets aussi essentiels que le logement HLM (une partie du patrimoine HLM situé à Colombes n’appartient pas à la ville), les transports collectifs (l’existant est insuffisant, des actions concertées doivent être menées entre les communes desservies pour améliorer la circulation des trains et des bus ; le futur est incertain : quel sera le tracé de l’interconnexion entre le tram T2 qui va de la Défense au Pont de Bezons et le T1 qui s’arrête à Gennevilliers ?), les grands projets (la réhabilitation du grand stade est un projet départemental, par exemple)
3- La « vie quotidienne » est un sujet majeur : on a trop souvent l’impression que les « décideurs » se désintéressent de la gestion au jour le jour. Les Colombiens sont confrontés à des problèmes quotidiens (emploi, sécurité, stationnement, propreté, commerce, vie dans les quartiers…) qui ne sont pas insolubles pour peu qu’on s’y intéresse, sans œillères et avec créativité et courage. Prenons l’exemple de la sécurité : il est clair que la police municipale se retrouve à exécuter des tâches qui devraient revenir à la police nationale. Mais il ne faut surtout pas en conclure à sa suppression. Elle remplit un rôle essentiel dans la ville, mais nous nous battrons pour qu’elle soit installée aux Grèves plutôt qu’en face de la mairie, et qu’on s’attaque enfin au vrai problème du trafic de drogue qui gangrène Colombes, et pas seulement dans les quartiers les plus difficiles !
4- Colombes a d’énormes atouts : sa proximité géographique avec Paris et La Défense, son foncier disponible, sa diversité… mais manque d’un projet d’ensemble : quelle ville voulons-nous dans dix ans ? En termes d’urbanisme (le « modèle Levallois » est-il ce qui correspond le mieux à Colombes ?), d’espaces verts (à quand la couverture de l’A86, qui changerait complètement l’attractivité du quartier Europe ?), d’équipements collectifs (on manque de crèches ; comment va être gérée la suppression de la carte scolaire ? il faut un second lycée à Colombes…), de services aux personnes (notamment les personnes âgées : on peut faire beaucoup mieux à budget constant), de culture… les décisions qui seront prises doivent l’être dans le cadre d’un projet. Nous avons pour ambition que Colombes soit la ville modèle de la banlieue parisienne, facile à vivre, où le travail se développe, qui n’a pas peur des innovations technologiques ou urbanistiques…
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