Les quartiers où prospère le trafic de drogue dans les Hauts-de-Seine, plaque tournante de l'Ile-de-France, "paraissent être les moins agités" par les violences urbaines, a constaté le préfet du département Michel Delpuech.
"Les cités où le trafic de drogue est le plus établi paraissent être les moins agitées", a affirmé le préfet, estimant que "les gros trafiquants n'ont pas intérêt à l'agitation, ça casse leur marché".
Par exemple, la cité Pablo Picasso de Nanterre, connue pour être, comme d'autres du département, la plaque tournante du trafic de drogue, notamment de cannabis, en Ile-de-France, "a connu vraiment peu de choses" en terme de troubles, selon M. Delpuech.
Ce dernier n'a pas voulu généraliser ce constat à l'ensemble du pays: "c'est ce que moi, je peux observer ici dans les Hauts-de-Seine", a-t-il tempéré.
La cité des Grèves de Colombes, dans le même cas que Pablo Picasso, a également subi "très peu" de violences urbaines, malgré un important trafic, selon le préfet.
Pour appuyer ses propos, il a cité un extrait d'un blog, où un supposé trafiquant a écrit: "le bif (l'argent, ndlr), le biz (le business, ndlr), c'est spécial 92, laisson la tape o mange pierre, l'avenir c'est le bifton (le billet, ndlr) et la vente et ça C spécialité 92, alors brulon pa les caisse de no cousin mai pluto de ce de Neuilly, de sarko balkany et tou et vendon à leur enfan la bonne cam et faison notre bif les gars, ça sert à rien dse taP entre nous".
(source : préfecture et AFP)





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