Pas de commentaires la guerre civile à commencé à clichy, ont s'émeut pour des barbares et à épinay un père de famille est mis à mort devant les caméras....rien dans les médias....nous nous devons tous de rétablir l'ordre républicain....
vu sur le site du figaro...
Epinay : la mort en 90 secondes
LES IMAGES FILMÉES jeudi 27 octobre par la caméra numéro 15 d'Epinay-sur-Seine sont formelles : il s'est écoulé quatre-vingt-dix secondes à peine ce jour-là entre le moment où Jean-Claude Irvoas a posé le pied rue de Marseille, à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), et l'instant où ses agresseurs ont pris la fuite, le laissant pour mort. Entre-temps, cet homme de 56 ans a été roué de coups avec une violence inouïe devant les yeux de sa compagne et de sa fille qui attendaient, quelques mètres plus loin, à l'abri de leur voiture.
Un des hauts lieux du trafic de stupéfiants
Faute de témoignage exploitable – malgré la présence, ce jour-là, de plusieurs jeunes sur les lieux du drame –, ce sont les images numériques enregistrées par la caméra implantée à l'angle de la rue de Marseille et de la rue des Carrières qui, croisées avec des agrandissements réalisés au même endroit les jours précédents, ont permis d'identifier les trois agresseurs. Et de reconstituer, seconde par seconde, le déroulement précis d'une agression manifestement commise dans le simple but de dérober un appareil photo.
15 h 53 : Jean-Claude Irvoas se gare à quelques pas du bar Le Criquet, rue de Marseille, et entre dans le champ de la caméra tandis que sa compagne et sa fille l'attendent dans leur voiture. Habitant Colombes (Hauts-de-Seine), l'homme a fait le déplacement avec l'intention de photographier un lampadaire installé là peu auparavant par la société qui l'emploie, basée au Havre. «Il avait appelé un peu plus tôt afin de prévenir qu'il comptait réaliser ces images pour les verser à son catalogue», explique-t-on à la mairie d'Épinay.
15 h 53 m50s : après un rapide repérage, Jean-Claude Irvoas, qui porte un T-shirt vert sous une veste noire, s'arrête devant le lampadaire et regarde autour de lui. Il hésite visiblement avant de sortir l'appareil numérique que sa fille, âgée de 16 ans, lui a prêté pour l'occasion. A cet instant, la caméra filme tout autour de lui des grappes d'adolescents qui «tiennent les murs» tandis qu'un enfant, vêtu d'un pull-over rouge, sillonne la contre-allée en vélo. «Situé au pied d'une cité sensible, cet endroit est un des hauts lieux du trafic de stupéfiants à Epinay, explique le maire (UDF), Hervé Chevreau. C'est d'ailleurs pour tenter de le sécuriser que nous avons décidé, au début de l'année, d'y implanter une caméra dans l'espoir que la police municipale puisse, en temps réel, contrôler ce qui s'y passe.»
15 h 54 mn 20s : trois jeunes gens vêtus de jeans et de vestes de survêtement entrent dans le champ, filmés par la caméra 15 et prennent le photographe en filature alors qu'il s'apprête à regagner son véhicule. En un clin d'oeil, l'un des agresseurs rejoint Jean-Claude Irvoas et tente de lui arracher son appareil photo. Une mêlée s'ensuit, en partie masquée par un saule voisin. Sur l'image, on devine qu'un des jeunes rabat précipitamment sa capuche sur son visage. C'est alors que la victime, qui a réussi à repousser l'un des assaillants au sol, tente de s'enfuir. En vain : il est aussitôt rattrapé par l'un des jeunes gens et s'effondre, terrassé par un coup porté au niveau de la tête. Aussitôt, ses agresseurs prennent la fuite, tandis que sa compagne, infirmière libérale, se précipite vers lui pour le secourir. Souffrant de plusieurs fractures, la victime est ensuite transportée à l'hôpital Delafontaine de Saint-Denis où il succombera dans la nuit, sans avoir pu être réanimé.
Dès jeudi soir, plusieurs suspects ont pu être identifiés grâce aux enregistrements numériques. «Si les auteurs, connus comme de petits trafiquants, ne sont pas immédiatement reconnaissables à l'écran, on a pu les retrouver parce qu'ils occupaient le même morceau de trottoir depuis plusieurs jours», confie une source policière. Vendredi, trois jeunes gens ont ainsi pu être interpellés, à leur domicile et sur la voie publique. Si l'un d'eux a vite été remis en liberté, deux autres ont été mis en examen dimanche pour «vol suivi de violences ayant entraîné la mort».
Respectivement âgés de 19 et 23 ans, ces jeunes gens habitent le quartier d'Orgemont et sont bien connus pour des vols, vols avec violence, outrages, déclenchements d'incendie... mais contestent avoir porté les coups mortels. Ils en rejettent la responsabilité sur un troisième individu, actuellement recherché.

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