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George Walker Bush
George Walker Bush
N° d’ordre 43e président des États-Unis d'Amérique
Mandat 20 janvier 2001
Date et lieu
de naissance
6 juillet 1946

à New Haven,
Connecticut

Date et lieu
de décès

à

Profession Homme d'affaires
Parti politique Républicain
Vice-président Dick Cheney
Processus électoral
Résultats des élections
Liste des Vice-présidents
Liste des candidats

George Walker Bush (né le 6 juillet 1946), fils de George Herbert Walker Bush et de Barbara Pierce, est depuis 2001 le 43e président des États-Unis. Membre du Parti républicain, élu deux fois gouverneur de l’État du Texas entre 1994 et 1998 puis entre 1998 et 2000, date à laquelle il abandonne son poste de gouverneur suite à sa victoire aux élections présidentielles. Il est élu président pour un second mandat le 2 novembre 2004.

Sommaire [masquer]

Vie de George W. Bush avant l'élection présidentielle

la famille Bush

Aîné d'une famille de six enfants, George W. Bush naît la première année du Baby boom à Midland, dans l'État du Texas. Il a deux sœurs, dont une décédée à l'âge de trois ans à la suite d'une opération pour traiter sa leucémie ayant mal tourné et trois frères, dont John Ellis Bush (« Jeb ») qui naît sept ans après lui.

Arrivant en 1959 à Houston lorsque son père déménage sa compagnie pétrolière, prospère, dans cette ville, il étudie au célèbre pensionnat pour garçons de la Phillips Academy à Andover, dans le Massachusetts, considéré à l'époque comme la « plus dure école privée d'Amérique » par le Time Magazine.

Il est admis à Yale où il joint une confrérie secrète devenue célèbre par la suite : les Skull and Bones, comme son père et John Kerry, son rival à l'élection présidentielle de 2004.

George W. Bush en uniforme de la garde nationale
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George W. Bush en uniforme de la garde nationale

Il fait son service militaire en s'engageant dans la Garde Nationale en 1968 où il devient pilote d'un F-102, raison pour laquelle il n'est pas engagé dans la Guerre du Viêt Nam. Pendant son incorporation, il profite de ses congés pour participer à des campagnes électorales.

Il est admis à la prestigieuse université de Harvard lorsque son service militaire se termine, après avoir été refusé à la faculté de droit de l'université du Texas ; il obtient sa maîtrise en administration en 1975.

En 1978, il se présente à la chambre des Représentants mais perd contre son adversaire démocrate, le sénateur Kent Hance.

Il commence alors sa carrière dans l'industrie du pétrole avec la création de Arbusto Energy (arbusto signifie bush en espagnol), une entreprise de recherche de pétrole et de gaz. Cette entreprise doit faire face à la crise en 1979 et, après l'avoir renommée Bush Exploration, George W. Bush la revend en 1984 à Spectrum 7, un de ses concurrents texans dont il prend la tête. La crise suivante (1985-1987) provoque le même scénario qui place George W. Bush à la tête de Harken Energy. Certains accusent alors son père (président des États-Unis) d'avoir fait pression pour que certains éléments troublants lors de cette vente ne soient pas à l'origine d'une enquête approfondie. D'autres répondent que l'arrivée de Bill Clinton n'a rien changé à l'affaire, prouvant l'indépendance des enquêtes.

portrait officiel du gouverneur Bush
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portrait officiel du gouverneur Bush

Après avoir travaillé sur la campagne victorieuse de son père, en 1988, il rassemble de proches amis et achète les Texas Rangers, une équipe de Base-ball, en 1989. On l'accuse par la suite d'avoir bénéficié de pressions politiques dans le cadre de cet achat. Il revend l'équipe en 1998, lors de son élection au poste de Gouverneur du Texas. Pour atteindre ce poste, il bat la très populaire démocrate et gouverneur sortant, Ann Richards. Il devient le deuxième gouverneur républicain du Texas depuis 1877 et le premier gouverneur de cet État à remplir deux mandats complets de quatre ans. Sa politique est très remarquée, notamment en Europe pour l'utilisation prononcée de la peine de mort : il signe l'ordre d'exécution de la sentence judiciaire pour 152 prisonniers reconnus coupables de crimes et condamnés à mort.

L'élection de 2000

Déroulement

George W. Bush et Al Gore
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George W. Bush et Al Gore

Lors de la campagne électorale précédant l'élection présidentielle de 2000, pour contrer Al Gore, le candidat du parti démocrate, George W. Bush, conseillé par Karl Rove, un maître des campagnes électorales, met en avant sa volonté de s’occuper principalement des affaires intérieures du pays, et d’abaisser substantiellement le niveau d’engagement extérieur des États-Unis, conformément à la tradition isolationniste du parti Républicain.

L'élection proprement dite est marquée par la controverse. Les résultats sont si serrés dans certains états, comme ceux du Nouveau-Mexique et de Floride (dont le gouverneur n'est d'ailleurs autre que « Jeb » Bush), qu’il faut parfois mettre en place un second décompte. Des défauts et ambiguïtés dans certains formulaires de vote provoquent des disputes dans des bureaux de votes, en particulier en Floride où l'écart n'est que d'une centaine de voix, et où plusieurs milliers de bulletins sont déclarés invalides.

Au Nouveau-Mexique, après avoir été déclaré vainqueur avec dix mille voix d'avance, un nouveau recomptage voit l'avance d'Al Gore fondre à trois cent voix. En Floride, des irrégularités sont avancées comme la fermeture inexpliquée de certains bureaux de votes dans des quartiers pauvres ou la population s'exprime majoritairement en faveur du parti démocrate. Le décompte des voix est long car un recomptage méthodique est ordonné en particulier dans trois comtés litigieux mais à la fin de celui-ci George Bush est encore gagnant avec 1500 voix environ d'avance.

Les avocats d'Al Gore obtiennent cependant de la cour suprême de Floride (dont six juges sur sept sont démocrates) un nouveau recomptage manuel dans trois comtés, ceux de Miami-Dade, Palm Beach et Broward. Ce faisant, la cour de Floride dépasse ses compétences judiciaires et réécrit le code électoral ce qui sera immédiatement contesté devant la Cour suprême par les avocats de George W. Bush, d'autant plus que les trois comtés litigieux sont majoritairement démocrates et les bureaux de vote tenus par des officiels du parti. En effet, pour les stratèges démocrates, ces trois comtés sont les plus aptes à apporter à Al Gore une réserve de voix suffisante pour le faire élire.

Après un premier avertissement à la Cour suprême de Floride sur le dépassement de ses prérogatives et son empiètement sur le domaine législatif, la Cour suprême des États-Unis (dont sept juges sur neuf ont été nommés par des présidents républicains) finit par annuler l'ultime recomptage manuel des voix en Floride, jugé illégal par cinq voix contre quatre alors que seul le comté de Miami-Dade n'a pas fini de procéder au recomptage manuel et qu'Al Gore est toujours devancé de plus d'une centaine de voix.

George W. Bush est donc finalement désigné président des États-Unis d'Amérique par la cour suprême, de justesse grâce aux voix de l’État de Floride.

Déroulements ultérieurs

Les journaux titrent dès le lendemain « President was select by suprem court », avec un jeu de mot entre elect et select.

À aucun moment Al Gore n'a réussi à devancer George Bush lors des recomptages de Floride et en mars 2001. Un consortium de plusieurs journaux américains font effectuer à leurs frais un recomptage des bulletins dans les trois comtés clés mais aussi dans toute la Floride. Selon les différentes hypothèses envisagées, leurs conclusions furent que si la Cour n'avait pas interrompu le recomptage manuel, George Bush aurait gagné l'élection ou Al Gore l'aurait emporté de trois voix.

Ce n'est pas la première fois dans l'histoire du pays qu'un président est investi avec moins de voix que son adversaire au plan national. Au XIX e siècle, Rutherford B. Hayes et Benjamin Harrison ont été aussi élu avec moins de voix que leur adversaire. John F. Kennedy a gagné contre Richard Nixon en 1960 avec 100 mille voix d'avance.

George W. Bush signe le 29 octobre 2002 un projet de loi du congrès, le Help America Vote Act of 2002, afin de généraliser l’utilisation des machines pour enregistrer les votes.

Composition du cabinet

Premier mandat (2001-2005) et second mandat (2005-2009)


Fonction Nom Mandat
Président George W. Bush 2001—
Vice Président Dick Cheney 2001—
Chef de la diplomacie Colin L. Powell 2001–2005
Condoleezza Rice* 2005—
Secrétaire à la Défense Donald H. Rumsfeld 2001—
Secrétaire au Trésor Paul H. O'Neill 2001–2003
John W. Snow 2003—
Ministre de la justice/Attorney général John D. Ashcroft 2001–2005
Alberto R. Gonzales* 2005—
Secrétaire à l'Intérieur Gale A. Norton 2001—
Secrétaire à l'Agriculture Ann M. Veneman 2001–2005
Mike Johanns* 2005—
Secrétaire au commerce Donald L. Evans 2001–2005
Carlos M. Gutierrez* 2005—
Secrétaire au Travail Elaine L. Chao 2001—
Secrétaire à la Santé et aux Services humains Tommy Thompson 2001–2005
Michael O. Leavitt* 2005—
Secrétaire au Logement et au Dévelopement urbain Mel Martinez 2001–2003
Alphonso R. Jackson 2004—
Secrétaire aux Transports Norman Y. Mineta 2001—
Secrétaire à l'Énergie Spencer Abraham 2001–2005
Samuel W. Bodman* 2005—
Secrétaire à l'Éducation Rod Paige 2001–2005
Margaret Spellings* 2005—
Secrétaire aux Anciens combattants Anthony J. Principi 2001–2005
Jim Nicholson* 2005—
Secrétaire à la Sécurité intérieure Tom Ridge 2003–2005
Michael Chertoff* 2005—


* avant confirmation du Sénat

Les manifestants avant l'inauguration de son investiture pour son second mandat, le 20 janvier 2005 à Washington DC
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Les manifestants avant l'inauguration de son investiture pour son second mandat, le 20 janvier 2005 à Washington DC

Politique nationale

Économie

Il commence son mandat présidentiel avec le poids d’une situation économique difficile après l’éclatement de la bulle internet et sous la menace de récession.

Il tente d'imposer des taxes douanières élevées sur certains produits subissant une concurrence étrangère importante dans des secteurs primaires déclinants (sidérurgie, agriculture).

Il met en place les plus grandes baisses d'impôt jamais enregistrées, dans le but de relancer la consommation américaine. Il augmente les budgets de sécurité intérieure et extérieure mais baisse les dépenses des programmes non militaires. Les dépenses de l'état augmentent de 20 % en quatre ans. Si Bill Clinton avait laissé à son départ un bénéfice de 236 milliards de dollars, George W. Bush totalise à la fin de son premier mandat un déficit de 413 milliards de dollars. En totalisant les dépenses déjà engagées et ses objectifs de réduction d'impôts, le Congressional budget office a calculé que le déficit pourrait dépasser les 4 000 milliards de dollars d'ici dix ans (la dette publique par habitant passant à 13 500 dollars par habitants).

Durant son premier mandat, le chômage augmente pour la première fois depuis 1992 mais retombe au niveau de 1996 lors de l'élection présidentielle de 2004.

Le début de récession du début de son mandat fait place à un spectaculaire redressement à la fin de l'année 2003 et des taux de croissance inégalés depuis 20 ans.

L’écologie et l’environnement

Une de ses premières décisions dans ce domaine est le retrait des États-Unis du protocole de Kyoto. Son père avait déclaré un jour : « le style de vie américain n’est pas négociable » (American way of life is non-negotiable).

En 2002 et 2003, George W. Bush fait passer des lois permettant de passer outre la protection de certains parcs naturels, permettant ainsi l’exploitation des ressources naturelles souterraines de ces forêts. Lors des incendies liés à la sécheresse planétaire de l’été 2003, il met en avant le besoin de déboiser davantage pour des raisons de sécurité.

Il modifie le clean air act, texte sur le contrôle de la pollution de l'air, afin de le rendre moins strict.

Le 11 août 2003, George W. Bush nomme Michael O. Leavitt, 52 ans, au poste de directeur de l’Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), suite à la démission en mai de Christine Whitman, du même poste.

Les mœurs

Dès son élection, il nomme John Ashcroft, connu pour ses positions anti-avortement, comme Attorney General (secrétaire à la justice). Il supprime les aides fédérales à des associations étrangères favorables à l'IVG et à la contraception. Pour faire face à la levée de boucliers consécutive, il confie à sa femme Laura Bush le soin de préciser que l'IVG aux États-Unis ne sera pas remise en question.

Des fonds d'aide humanitaire octroyés à des associations étrangères encourageant l'usage du préservatif ou venant en aide à des prostituées sont supprimés en faveur d'autres prônant l'abstinence, dans le cadre de la lutte contre le SIDA.

La religion

George W. Bush est un « born-again christian », c’est-à-dire un chrétien qui renaît à la foi. Il avoue prier plusieurs fois par jour et fait constamment référence plus ou moins ouvertement à des passages de la bible dans ses discours. Il a ainsi gagné ses campagnes électorales en courtisant les évangélistes. Il a même conquis l'électorat catholique en 2004 en remportant plus de 50 % de ses suffrages contre un candidat pourtant issu de cette communauté. C'est pour des raisons religieuses que George W. Bush s'oppose à l'euthanasie, aux recherches sur les cellules souches à partir d'embryons humains, soutient des positions hostiles à l'avortement et est formellement contre la mariage de personnes de même sexe.

Le 9 avril 2005, George W. Bush a été le premier président américain en exercice à assister personnellement à l'enterrement d'un pape. Il était accompagné de ses prédécesseurs Bill Clinton et George Bush père.

Minorités

Le gouvernement Bush, premier comme second mandat, est le plus ouvert aux minorités ethniques que n'a jamais été jusque là un gouvernement américain :

  • Colin Powell est le premier afro-américain à occuper le poste de secrétaire d'état aux affaires étrangères.
  • Condoleezza Rice sera la première femme noire à occuper ce poste en 2005 après avoir été la 1ère femme noire, conseillère à la sécurité nationale.
  • Elaine Chao est la première femme asiatique membre du gouvernement américain.
  • Mel Martinez est en 2001 le premier hispanique à entrer au gouvernement américain et Alberto Gonzales, en 2005 le premier hispanique au poste aussi élevé que celui d'attorney général.
  • Outre ces personnalités, il faut rappeler la présence au gouvernement de Norman Mineta, asiatique et démocrate (déjà en poste sous Clinton), ainsi que Rod Paige, afro-américain et secrétaire à l'éducation.
  • En 2003, Bush fait personnellement pression sur Trent Lott, le leader républicain au sénat pour qu'il démissionne suite à des déclarations nostalgiques de la ségrégation raciale à l'occasion d'un hommage à l'ancien candidat à l'élection présidentielle de 1948, le sénateur centenaire ex-démocrate Strom Thurmond.

Politique internationale

La « guerre au terrorisme » et « l'expansion de la démocratie »

À la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York et Washington DC, George W. Bush parvient à réunir le pays derrière lui (avec 90% d'opinions favorables). Il déclare la « guerre au terrorisme » et utilise un vocabulaire contesté (« mort ou vif », « croisade ») mais bien perçu dans une Amérique traumatisée .

Parallèlement aux préparatifs de la guerre contre les Talibans en Afghanistan qui ont refusé d'extrader Oussama Ben Laden et les membres d'Al-Qaida, Bush instaure une politique de sécurité incarnée par le Patriot Act, votée par le Congrès à l'unanimité en novembre 2001.

Thème central de la pensée des néo-conservateurs, l'« expansion de la démocratie » devient le credo et l'objectif officiel de la politique américaine à partir du discours de George W. Bush devant le congrès en janvier 2002, durant il pointe du doigt les pays de l'« Axe du Mal » que seraient l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord.

Voir l'article détaillé : théorie des dominos.

En février 2005, Bush nomme John Negroponte à la tête de la toute nouvelle Direction du Renseignement Américain (DNI), nouvelle fonction créée dans le cadre de la réforme des services de renseignement américains suite aux recommandations de la Commission du 11-Septembre, dont les conclusions avaient été publiées durant l'été 2004.

Voir aussi l'article détaillé : guerre contre le terrorisme

La guerre en Irak

En 2002, influencé par les théories des néo-conservateurs, George W. Bush évoque la nécessité d’un changement de régime en Irak, indiquant que les États-Unis ont des raisons de croire que le président irakien Saddam Hussein possède des liens avec des groupes terroristes et développe un programme d’armes de destruction massives.

Le 8 novembre 2002, la résolution 1441 du Conseil de Sécurité des Nations unies exige du régime irakien une « coopération active, totale et immédiate » avec les équipes d'inspections dépéchées sur place.

Estimant que les conditions de coopération ne sont pas remplies, le 20 mars 2003, George W. Bush donne le signal d’une invasion militaire de l’Irak en vue de renverser le régime. Il fait affecter les biens saisis de celui-ci à la reconstruction des infrastructures détruites par des missiles de croisière ou pillées.

George W. Bush fait passer le décret 13303 (http://www.archives.gov/federal_register/executive_orders/2003.html#13303) donnant l’immunité totale aux compagnies pétrolières en Irak, tout procès à leur encontre étant immédiatement considéré comme nul et non avenu aux États-Unis.

Cette guerre se solde par des dizaines de milliers de morts irakiens, plus de mille morts de soldats américains et des attentats quotidiens dans les régions sunnites du pays. Les armes de destruction massive (un « prétexte bureaucratique » selon Paul Wolfowitz), qui avaient tant servi sous le régime de Saddam Hussein contre les Kurdes notamment, n'ont pas été trouvées.

Le pays a connu ses premières élections démocratiques depuis 50 ans le 31 janvier 2005.

Voir l'article détaillé : Guerre en Irak (2003-2004)

Le conflit israélo-palestinien

George W. Bush, très critiqué par les pays arabes pour son soutien exclusif à Israël, a pourtant été le premier président américain a évoquer officiellement la création d'un État palestinien.

La « feuille de route », pour le règlement du conflit israélo-palestinien, rédigée par la quartette États-Unis, Russie, Union européenne, et ONU, prévoit la création d'un État palestinien en 2005.

Le soutien obstiné de Bush à Ariel Sharon et son refus de converser avec une direction palestinienne dirigée par Yasser Arafat a néanmoins amené les palestiniens à se tourner vers un chef modéré, Mahmoud Abbas, à la mort du rais à l'automne 2004.

En janvier 2005, les négociations reprennent alors dans un nouveau contexte entre palestiniens et israéliens, appuyés par les américains.

Les relations avec l'Europe

Les relations entre les États-Unis et une partie des pays européens se sont détériorées à partir du discours sur l'« axe du mal » et ont atteint un grave niveau de dissension au moment de la guerre en Irak. C'est à cette époque que Donald Rumsfeld, le secrétaire à la défense, fait une distinction entre la « vieille Europe », représentée par l'Allemagne, la France et la Belgique, et la nouvelle Europe américanophile représentée par les anciens pays de l'Est et quelques pays de l'ouest comme la Grande-Bretagne, l'Italie, le Danemark ou l'Espagne (lettre des dix de soutien à la stratégie américaine en Irak en janvier 2003).

Après la chute se Saddam Hussein, la stratégie américaine, définie par Condoleezza Rice, est de « punir la France, ignorer l'Allemagne et pardonner à la Russie ».

En 2004, les États-Unis ajoutent l'Espagne à leur liste des pays hostiles à la prépondérance américaine, après la victoire du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, lequel souhaite publiquement et imprudemment la victoire de John Kerry aux présidentielles de novembre 2004, énonçant à voix haute le souhait des dirigeants de nombreux pays européens comme la France ou l'Allemagne.

En févier 2005, Bush effectue le premier voyage à l'étranger de son second mandat en Europe pour tenter de conquérir l'opinion publique et se racommoder avec les dirigeants européens. Il est le premier chef d'État américain à se rendre au siège de la commision européenne à Bruxelles où il constate de nombreux points de désaccords persistants avec quelques pays européens, et plus particulièrement la France et l'Allemagne :

  • George W. Bush s'oppose ainsi à la levée de l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine, notamment afin de protéger Taiwan, alors que les Français font pression auprès des européens pour lever cette interdiction ;
  • George W. Bush souhaite que l'Europe inscrive également le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah comme organisation terroriste ce à quoi la France s'oppose ;
  • George W. Bush souhaite appliquer un nouvel embargo économique contre la Syrie (pour que celle-ci se retire du Liban), mais là encore il se heurte à un refus de la France, circonspecte sur l'efficacité de cette mesure ;
  • George W. bush, tout d'abord favorable à un durcissement de la communautée internationale envers l'Iran pour la contraindre à renoncer à son programme nucléaire, finit par se rapprocher de la position des européens qui sont partisans d'un dialogue constructif avec le régime des mollahs ;
  • Les européens souhaitent la participation des États-Unis à la mise en œuvre du protocole de Kyoto ;
  • Enfin, les européens laissent seul George W. Bush s'inquiéter de l'évolution de la Russie et demander des gages de démocratie à Vladimir Poutine.

La visite présidentielle, si elle a rétabli le contact, a ainsi permis à l'opinion publique d'apprécier l'étendue des divergences entre européens et américains.

La réélection de 2004

Déroulement

Bush en campagne
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Bush en campagne

Lors de l'élection présidentielle de 2004, George W. Bush est opposé au démocrate John Kerry. Tout d'abord à la traîne dans les sondages, il profite du manque de dynamisme de son adversaire pour prendre une avance importante, avec une argumentation fondée sur le manque de constance politique du sénateur. Ce dernier surprend cependant le public lors du premier débat télévisé, attaquant frontalement le président sur la « colossale erreur » de la guerre en Irak : la campagne est relancée. Lors des deux débats suivants, les candidats s'affrontent sans que l'un des deux prenne réellement l'avantage.

Le scrutin se présente une fois de plus comme étant très serré. George W. Bush est réélu lors du vote du 2 novembre 2004 avec un score historique de plus de 62 millions d'électeurs contre 59 millions à John Kerry lequel admet sa défaite le lendemain. Le camp républicain remporte également une victoire historique dans les élections pour le renouvellement du Sénat et de la Chambre des représentants. À noter qu'aux États-Unis, c'est la première fois qu'un candidat vainc avec une telle avance.

Analyse

Résultat des présidentielles 2004 par comté
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Résultat des présidentielles 2004 par comté

Le clivage entre les « états rouges » républicains et les « états bleus » démocrates est aussi tranché qu'en 2000 entre Bush et Gore.

Les villes du nord-est et du nord comme Boston, New York et Chicago, les villes de la côte ouest comme San Francisco, Los Angeles et Seattle, qui représentent les états ayant les plus fortes concentrations de population, s'ancrent dans le camp démocrate.

Cependant en terme de comtés, l'avantage est largement aux républicains. Les trois quarts des comtés américains ont voté pour Bush et seuls ceux de la Nouvelle Angleterre, d'Hawai et les comtés urbains de la côte Ouest ont voté majoritairement pour John Kerry. Par exemple, les quatre cinquièmes des comtés de l'état de Pennsylvanie ont voté pour George W. Bush mais l'état a été remporté de justesse par Kerry grâce à ses scores dans les deux grandes villes de Pittsburgh et Philadelphie.

La plupart des grandes villes situées dans des états à majorité républicaine ont en général voté démocrate : Atlanta, Miami, Las Vegas, La Nouvelle-Orléans, etc. San Diego en Californie fait un choix inverse en choisissant George W. Bush dans un état « pro-Kerry ». Les états ruraux (la bible belt et le middle-west), autrefois bastion démocrate, ont soutenu les républicains.

Cette opposition géo-politique s'explique notamment par le profil sociologique des habitants de la plupart des grandes villes qui correspond ainsi à celui de l'électeur démocrate traditionnel (prépondérance des célibataires, des femmes, et des minorités ethniques) alors que la sociologie des banlieues (le borough de Staten Island à New York ou le comté d'Orange près de Los Angeles par exemple) et des villes rurales (Charleston en Caroline du Sud) correspond à celui de l'électeur républicain (hommes blancs, couples mariés avec enfants).

Ainsi, la problématique étatique semble peu pertinente. C'est un nouveau clivage entre deux mondes aux valeurs bien différentes qui semble s'affirmer : l'un serait citadin des grandes villes et démocrate tandis que l'autre, plus rural ou habitant les banlieues résidentielles, est républicain.

Le résultat définitif de l'élection est le suivant : George W. Bush obtient 62 041 268 voix (50,7 %) contre 59 028 548 à John Kerry (48,3 %), 463 635 à Ralph Nader (0,4 %) et 397 157 à Michal Badnarik (libertarien, 0,3 %). Les autres candidats recueillent ensemble 365 170 suffrages (0,3 %). Les grands électeurs se répartissent ainsi: 286 pour George W. Bush, 251 pour John Kerry et 1 pour John Edwards, le colisiter de John Kerry. Alors qu'Al Gore avait un demi-million de voix de plus que George W. Bush en 2000, celui-ci en a cette fois-ci trois m

Mardi 1 février 2005
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Vu dans le parisien

Les propos prononcés par Maurice Lobry, conseiller régional socialiste de Colombes lors du conseil municipal, ont provoqué la colère dans les rangs de la majorité municipale: « Il a déjà la mèche, il ne lui manque plus que la moustache. » « Il m'a traité d'Hitler, c'est ignoble », s'indigne Lionel Rainfray, adjoint UMP délégué aux ressources humaines, au développement économique, à l'insertion et à l'emploi. « Nous avons ouvert la séance par une minute de silence pour commémorer les camps d'extermination.

Ces paroles étaient donc particulièrement déplacées. Nous sommes très choqués. Nous n'en resterons pas là », condamne le maire, Nicole Gouéta. S'estimant bafoué, Lionel Rainfray veut déposer plainte pour diffamation. « Il ne faut pas donner à cette affaire plus d'importance qu'elle n'en a, rétorque l'élu socialiste. Je n'ai fait aucune déclaration publique. Je me suis adressé en privé à mes amis. Mes propos ne regardent qu'eux et moi. A Colombes, on n'est même plus libre de s'exprimer en privé. »

Mardi 1 février 2005
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Clichy
26 caméras mobiles installées dans la ville

Après Colombes, Asnières et Boulogne, la ville de Clichy a décidé de s'équiper d'un dispositif de vidéosurveillance. C'est la première ville des Hauts-de-Seine gérée par un maire socialiste à emboîter le pas aux municipalités de droite. Cette décision divise la majorité municipale.

Le PRG, par la voix de Serge Setterahmane, adjoint au maire, a fait adopter un voeu lors du conseil municipal du mois de décembre pour que la mise en place de ce projet soit accélérée. Farouchement opposés à ce projet, les Verts menacent de quitter la majorité. « Toutes les villes s'y mettent, quelle que soit leur couleur politique. Ce n'est pas une arme au profit d'une politique axée sur le tout-sécuritaire, mais un instrument de prévention et de gestion de l'espace public », souligne Pascal Athor, adjoint au maire délégué à la sécurité.

Renforcer le rôle et les pouvoirs de la police municipale

Tout a commencé en 2003. Rémi Muzeau, conseiller municipal UMP, recueille 1 500 signatures en faveur d'un référendum sur la vidéosurveillance. L'idée, qui suscitait jusqu'alors l'opposition de la gauche à Clichy, fait finalement son chemin. Au printemps dernier, Gilles Catoire se rend à Evreux avec une délégation composée des représentants de toutes les forces politiques locales pour étudier le dispositif de vidéosurveillance installé dans la ville dirigée par l'UMP Jean-Louis Debré. Une deuxième visite est organisée aux Mureaux (Yvelines) et des contacts sont pris avec les villes d'Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) et de Lyon. A la lumière de ces exemples, la municipalité esquisse son dispositif dont la mise en place débutera l'été prochain pour s'achever d'ici à trois ans. De treize à seize caméras seront installées aux Sanzillons et aux Berges-de-Seine, deux quartiers jugés prioritaires. Les secteurs Fournier, centre-ville et entrée de ville (du côté de Paris) seront équipés par la suite. Au total, vingt-six caméras seront opérationnelles dans la ville. Ces caméras mobiles seront reliées par un réseau câblé à un poste de contrôle installé dans les locaux de la police municipale. Elles pourront être déplacées en fonction de l'évolution de la cartographie de la délinquance et des besoins. Des policiers municipaux assermentés seront chargés de contrôler les écrans. Seuls le maire, le chef de la police municipale et le directeur de la sécurité publique locale seront habilités à visionner les images. Sans oublier les officiers de police judiciaire. La municipalité souhaite, par ailleurs, renforcer le rôle et les pouvoirs de la police municipale en prolongeant l'activité de cette brigade de minuit à 3 heures et en l'armant.

CLICHY, QUARTIER BERGES DE SEINE, MARDI. En s'équipant de caméras de vidéosurveillance, Clichy est la première ville des Hauts-de-Seine gérée par un maire socialiste à emboîter le pas aux municipalités de droit e en matière de délinquance.   (LP/C.H.)

Christine Henry
Le Parisien , vendredi 28 janvier 2005
Dimanche 30 janvier 2005
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LE GAGNANT DE NOTRE CONCOURS  COLOMBES JO 2012

EST UNE GAGNANTE

Il s'agit de Patricia d'Argenteuil

elle recevra bientôt le pins des Jeux Olympiques 2012

Dimanche 30 janvier 2005
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PARIS, le 27 janvier (AP) - Le Figaro, qui s'est appuyé sur la nouvelle main courante informatisée de la police, a calculé que les policiers en tenue n'ont travaillé effectivement que 27 heures par semaine en 2004, "après soustraction des arrêts maladie, congés et temps de repos", compensant notamment le travail la nuit, le dimanche et les jours fériés.

La main courante informatisée (MCI) est un logiciel sophistiqué qui a remplacé le traditionnel registre des commissariats sur lequel le chef de poste notait les événements du jour, les déclarations des usagers et les prises de service des policiers.

Se basant sur cette MCI, le quotidien affirme dans son édition de jeudi que les policiers en tenue passent 62% de leur temps de travail à des tâches administratives, auxquelles s'ajoutent les gardes statiques et les transfèrement de prisonniers, "ce qui laisse donc seulement 9 heures par semaine" pour les missions de voie publique.

"La cause des indisponibilités dans la police n'est pas imputable aux fonctionnaires mais aux lois et règlements" encadrant le travail des policiers, affirme toutefois une source de la direction centrale de la sécurité police, dont l'identité n'est pas précisée par "Le Figaro". AP

lp/ma

Jeudi 27 janvier 2005
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Colombes
L'incendie de l'île-Marante était accidentel

HIER, les habitants de la cité de l'île-Marante étaient encore en état de choc. Au lendemain de l'incendie qui a détruit deux appartements et entraîné l'évacuation de 150 personnes dans la nuit de dimanche à lundi (voir notre édition d'hier) , les locataires, les traits marqués par la fatigue, regardaient l'immense traînée noire qui barre de haut en bas la façade de l'immeuble de 9 étages. « J'ai eu très peur, confie une locataire.

Les pompiers m'ont demandé de mettre une serviette humide devant ma porte d'entrée et d'aller sur le balcon. » Tout a commencé vers 21 h 30 lorsqu'un incendie s'est déclaré au troisième étage du bâtiment. Près de quatre-vingts pompiers, une équipe du Samu 92 et environ cinquante secouristes sont dépêchés sur place et plus de deux cents locataires sont évacués.
La chute d'une lampe sur un canapé Une douzaine de personnes, légèrement intoxiquées par les fumées, ont été prises en charge par le Samu. Trois d'entre elles, dont le couple de l'appartement d'où est parti le sinistre, ont été admis l'hôpital Louis-Mourier. Quant aux autres locataires, ils ont été conduits vers un gymnase voisin, puis ont regagné leurs appartements. D'après les premiers éléments de l'enquête, l'incendie serait d'origine accidentelle. Le feu aurait été provoqué par une lampe qui aurait basculé sur un canapé. Deux appartements situés au troisième et quatrième étage ont été entièrement détruits par les flammes. Trois autres au cinquième, sixième et septième étages et un dernier, au troisième ont été noircis par les flammes. Cinq familles seront relogées par les 3 F société propriétaire bailleur de cette barre qui compte 150 logements. « Nous avons fait des propositions de relogements à ces familles en fin d'après-midi (NDLR : hier). En attendant de visiter leur nouvel appartement, les familles seront hébergées provisoirement à l'hôtel ou dans leur famille », explique Annie Lurier, responsable de l'habitat chez 3F. Les gravats entassés au pied de la barre ont été enlevés hier en fin de matinée et les travaux de nettoyage des parties communes et de sécurisation des logements dont les portes d'entrée avaient été endommagées ont démarré. La démolition de la barre de l'île-Marante a été programmée à l'horizon de 2006 dans le cadre des grands projets de rénovation urbaine. Elle cèdera la place à des petits ensembles de logements collectifs et à des maisons de ville.

COLOMBES, CITÉ DE L'ILE-MARANTE , HIER. Plus de peur que de mal à l'occasion de ce sinistre qui n'a pas fait de blessés graves mais a complètement détruit deux appartements et sérieusement endommagé quatre autres.   (LP.)

Christine Henry
Le Parisien , mardi 25 janvier 2005
Mercredi 26 janvier 2005
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A COLOMBES COMME AILLEURS LES HOMMES TRAVAILLENT PLUS QUE LES FEMMES LA PREUVE VOICI LES CHIFFRES DE l'INSEE.

 

Population active ayant un emploi
  1999 Evolution de
1990 à 1999 1982 à 1990
Ensemble 32 601 -8,6 % -0,9 %
Hommes 16 765 -11,5 % -5,1 %
Femmes 15 836 -5,4 % 4,2 %

Mardi 25 janvier 2005
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Parmis mes fidèles lecteurs, il y a un certain nombre de fonctionnaire, ceux-ci trouveront dans cet article le décret qui établi un compte épargne temps dans la fonction publique territroriale...lisez le bien...plus besoins de solder ses congés avant chaque mutation....

JO n° 200 du 28 août 2004 page 15442

Décret n° 2004-878 du 26 août 2004 relatif au compte épargne-temps
dans la fonction publique territoriale

NOR: FPPA0410011D

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales,

Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires ;
Vu la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, notamment ses articles 7-1 et 140 ;
Vu le décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985 relatif aux congés annuels des fonctionnaires territoriaux ;
Vu le décret n° 88-145 du 15 février 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif aux agents non titulaires de la fonction publique territoriale ;
Vu le décret n° 91-298 du 20 mars 1991 portant dispositions statutaires applicables aux fonctionnaires territoriaux nommés dans des emplois permanents à temps non complet ;
Vu le décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale ;
Vu le décret n° 2001-623 du 12 juillet 2001 pris pour l'application de l'article 7-1 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique territoriale ;
Vu l'avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale en date du 22 octobre 2003 ;

Le Conseil d'État (section de l'intérieur) entendu,

Décrète :

Article 1

Il est institué dans la fonction publique territoriale un compte épargne-temps.

Ce compte permet à son titulaire d'accumuler des droits à congés rémunérés. Il est ouvert à la demande de l'agent qui est informé annuellement des droits épargnés et consommés.

Article 2

Les dispositions du présent décret sont applicables aux agents titulaires et non titulaires, autres que ceux relevant des régimes d'obligations de service mentionnés à l'article 7 du décret du 12 juillet 2001 susvisé, qui, exerçant leurs fonctions au sein des collectivités territoriales et des établissements publics mentionnés à l'article 2 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, sont employés de manière continue et ont accompli au moins une année de service.

Ces dispositions s'appliquent dans les mêmes conditions aux agents nommés dans des emplois permanents à temps non complet.

Les fonctionnaires stagiaires soumis aux dispositions du décret du 4 novembre 1992 susvisé ne peuvent pas bénéficier d'un compte épargne-temps. Ceux qui avaient acquis antérieurement des droits à congés au titre d'un compte épargne-temps en qualité de fonctionnaire titulaire ou d'agent non titulaire ne peuvent ni les utiliser ni en accumuler de nouveaux pendant la période de stage.

Article 3

Le compte épargne-temps peut être alimenté dans la limite de vingt-deux jours par an.

Il est alimenté par le report de jours de réduction du temps de travail et par le report de congés annuels tels que prévus par le décret du 26 novembre 1985 susvisé, sans que le nombre de jours de congés annuels pris dans l'année puisse être inférieur à vingt.

L'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement peut autoriser, en outre, l'alimentation du compte épargne-temps par le report d'une partie des jours de repos compensateurs.

Il peut fixer à un nombre inférieur à vingt-deux le nombre de jours pouvant alimenter annuellement le compte épargne-temps.

Le compte épargne-temps ne peut être alimenté par le report de congés bonifiés.

Article 4

Le compte épargne-temps ne peut être utilisé que pour rémunérer des congés d'une durée minimale de cinq jours ouvrés.

L'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement peut fixer une durée minimale de jours de congés supérieure à celle mentionnée à l'alinéa précédent.

Article 5

Les droits à congés acquis au titre du compte épargne-temps ne peuvent être exercés qu'à compter de la date à laquelle l'agent a accumulé vingt jours sur son compte.

Article 6

Les droits à congés acquis au titre du compte épargne-temps doivent être exercés avant l'expiration d'un délai de cinq ans à compter de la date à laquelle l'agent a accumulé un congé d'une durée minimale de vingt jours ouvrés sur son compte. A l'expiration de ce délai, le compte épargne-temps doit être soldé. L'agent qui n'a pu, à cette échéance, du fait de l'administration, utiliser les droits à congés accumulés sur son compte épargne-temps en bénéficie de plein droit.

À l'issue d'un congé de maternité, d'adoption ou de paternité, ou d'un congé d'accompagnement d'une personne en fin de vie, l'agent, qui en fait la demande conformément aux règles mentionnées à l'article 10, bénéficie également de plein droit des droits à congés accumulés sur son compte épargne-temps.

Lorsque l'agent a bénéficié de congés de présence parentale, de congés de longue maladie ou de longue durée, ou d'un congé d'accompagnement d'une personne en fin de vie, le délai mentionné au premier alinéa est prorogé d'une durée égale à celle desdits congés.

Article 7

Les conditions de durée minimum d'accumulation et de délai, mentionnées à l'article 5 et au premier alinéa de l'article 6, ne peuvent être opposées aux agents à la date de leur radiation des cadres, de leur licenciement, ou de fin de leur contrat.

Dans les cas mentionnés au premier alinéa, les droits à congés accumulés sur le compte épargne-temps doivent être soldés avant la date de cessation définitive d'activité de l'agent.

A