[ samedi 12 février 2005, 18h51 - AFP ]
Environ 1.000 personnes selon la police, 3.000 selon les organisateurs, ont manifesté samedi à Colombes (Hauts-de-Seine) contre la fermeture de la MJC (Maison des jeunes et de la culture) décidée par Nicole Goueta, maire UMP de la ville, a-t-on appris de source policière.
La manifestation intervient après un bras de fer de deux mois entre Mme Goueta et l'association gérant les lieux. La mairie veut aménager un restaurant pour les employés municipaux dans une partie du bâtiment de la MJC.
"La maire souhaitait faire de notre restaurant une cantine pour son personnel. Nous lui avons proposé plusieurs solutions qu'elle a toutes rejetées. Fin décembre, elle a décidé, sans convoquer le conseil municipal, d'annexer la totalité de nos locaux, de supprimer nos subventions, et a exigé le fichier de nos adhérents", explique Christian Offredo, président de la MJC.
Les manifestants menacent d'un autre rassemblement si la maire n'inscrit pas la question de la MJC à l'ordre du jour du conseil municipal de jeudi prochain.
Nicole Goueta n'avait pu être jointe samedi.
Selon Jacques Brunhes, député PCF de la circonscription présent dans la manifestation, "Nicole Goueta tente de faire croire que nous mettons en cause sa couleur politique. Mais pour nous, la seule chose qui compte est le maintien de la MJC, foyer de la culture populaire".
Le député a demandé que les deux ministères de tutelle des MJC, la Culture et la Jeunesse, nomment un médiateur.
La MJC de Colombes a été ouverte en 1964. D'après M. Brunhes, la manifestation de samedi est la plus importante à Colombes depuis la Libération.
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Ils étaient des centaines a manifester dans les rues de Colombes, contre un projet opposant la mairie de Colombes et l'association de la MJC.



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Ce samedi a eu lieu le carnaval de l'école Léon BOURGEOIS dans le village de la petite garenne, de nombreux enfants ont participé a cette manifestation qui a ravi les habitants du quartier, 
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VU DANS LE PARISIEN....
Colombes
| La crise avec la mairie inquiète adhérents et animateurs de la MJC |
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LA MAISON des jeunes et de la culture (MJC) de Colombes traverse une mauvaise passe. Pourtant, sur place, la vie continue. Seules les affiches jaunes qui appellent à la manifestation demain, samedi, à 15 heures, placardées entre les portraits de Nougaro et de Ferré, rappellent que les temps sont durs pour l'équipe dirigeante de l'association.
Le conflit qui oppose depuis près de deux mois les responsables de la MJC au maire UMP de Colombes, Nicole Gouéta, a pris depuis quelques jours un tournant radical. La première partie des subventions municipales, qui permet entre autres d'assurer les salaires de la MJC, n'a toujours pas été votée par le conseil municipal. Et aujourd'hui, après avoir vainement tenté de récupérer les 500 m 2 du restaurant de la structure associative pour en faire un restaurant municipal destiné aux administratifs, Nicole Gouéta a décidé de passer la vitesse supérieure. L'élue a lancé un ultimatum aux responsables de l'association. Elle annonce la couleur : la MJC doit revenir dans le giron de la ville sous la forme d'une gestion en régie municipale. Elle souhaiterait, selon certains, réaliser avec cette structure construite en 1965, qui draine quelque 2 500 adhérents, un « grand pôle culturel autour du théâtre et du conservatoire, attenants à la MJC ». Nathalie Kouyoumdjian fait partie du staff qui a longtemps vécu sous la férule de l'ancienne mairie communiste, elle est trésorière bénévole depuis plusieurs années. Sur son sac-besace en cuir, elle a scotché l'un des tracts qu'elle distribue sur la ville : « Je suis une enfant de la MJC, j'y ai grandi et aujourd'hui ce sont mes trois enfants qui en profitent. Je suis élue au conseil d'administration depuis quelques années. Je ne serais pas ce que je suis sans cette expérience, c'est un parcours citoyen... »
« Les activités les plus rentables compensent les autres »
Une implication que partagent beaucoup de professeurs et animateurs qui disent apprécier « l'esprit famille » du lieu. A l'exemple de Sylvie. Cette enseignante de danse contemporaine vit très mal la situation de crise actuelle : « C'est déplorable, tout a toujours bien fonctionné. Le taux de fréquentation n'est pas le même selon les activités, mais les plus rentables compensent celles qui le sont moins, c'est ça l'esprit MJC. » Les adhérents ne sont pas en reste. Car pour beaucoup, la MJC demeure ce qu'elle a toujours été dans sa définition : un projet démocratique et novateur d'éducation populaire qui s'adresse à tous. Farida, Laurence et Nadia y conduisent régulièrement leur progéniture. Elles estiment que c'est le seul endroit de la ville où les jeunes peuvent pratiquer des activités en tout genre au moindre coût. Et la perspective d'une municipalisation est loin de les convaincre. « Les prix seront revus à la hausse, ça s'est vu sur d'autres structures de la ville comme le club nautique ou la piscine, lâche une autre maman qui considère la MJC comme un héritage pour l'avoir fréquentée dans sa jeunesse. C'est incroyable de vouloir brandir la rentabilité à tout prix ! »
La manifestation pour la défense de la MJC a lieu demain à 15 heures.
Marisa Faion
Le Parisien , vendredi 11 février 2005
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vU DANS 20 Minutes.fr
Grand Paris |
La ville de Colombes veut avaler la MJC |
| Jeudi 10 février 2005 |
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Guerre ouverte à Colombes (92). La maire UMP Nicole Goueta a décidé de municipaliser la maison des jeunes et de la culture (MJC), qui appelle en retour à manifester samedi après-midi. Lassociation qui gère la MJC, forte de 2 500 adhérents, est lune des plus importantes et des plus anciennes de France. Près de 800 enfants y suivent des cours de théâtre, descalade ou de soutien scolaire.
Pour la maire, ancienne du RPF de Pasqua, cest surtout le « dernier bastion » des communistes (à la tête de la ville jusquen 2001). Elle lui reproche de ne pas avoir signé de « convention dobjectifs » avec la ville ce que réfute lassociation et ajoute que « le bâtiment est vétuste et linsécurité y est générale ». Lélue, qui « ne peut accepter la prise dotages denfants et de parents exercée par la MJC », a donc coupé les subventions depuis janvier. La MJC, qui touchait près de 900 000 euros par an et emploie 60 personnes, crie à « lasphyxie ».
Priée de quitter les bâtiments municipaux, lassociation réplique. Nathalie Kouyoumdjian, sa trésorière, estime quil faudra dabord saisir le tribunal administratif pour les déloger. Un comité de soutien a été constitué, des pétitions lancées, 60 000 tracts édités « gratuitement » par limprimeur de lassociation. « A la tête de la MJC, la ville rationaliserait au mieux largent investi. Ce serait peut-être la fin du cinéma dart et dessai et le début des cours de danse surchargés », prédit la trésorière. « Nicole Goueta veut saccaparer la MJC, le lieu le plus fréquenté de Colombes après la gare et le Monoprix », analyse un responsable de la MJC. Guillaume Frouin |
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Direct 8 : la TNT débarque à COLOMBES
Le 31 mars, la Télévision Numérique Terrestre sera lancée sur l'Ile-de-France. Vous pourrez profiter de 15 chaînes gratuites, en qualité numérique, sans changer votre téléviseur. Il vous faudra cependant acquérir un décodeur. Parmi les nouvelles chaînés lancées à cette occasion, "Direct 8", du groupe Bolloré, sera réalisée depuis Puteaux ! C'est en effet dans la Tour Bolloré, quai de Dion Bouton, que les studios de "Direct 8" seront installés.
Particularité de cette chaîne : lintégralité de son temps dantenne sera constituée démissions en direct !
La grille des programmes n'est pas encore connue. "Nous en sommes encore à la phase de recrutement", indiquait-on ce matin au siège de Bolloré.
(avec l'aimable autorisation de monputeaux.com)
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EMOTION à Colombes ! Un mur de 2 m de hauteur surmonté de barbelés a été élevé à la hâte pour marquer la frontière entre l'aire de stationnement des gens du voyage et le centre d'accueil et de soins hospitaliers (Cash) voisin, situé sur la commune de Nanterre. Nicole Gouéta, la maire de Colombes, s'est aussitôt insurgée contre ce « nouveau mur de la honte ». Choquée par cette attitude hostile, elle a demandé au maire de Nanterre de supprimer immédiatement « ces barbelés de trop sinistre mémoire ».
« A l'heure ou nous commémorons la libération des camps d'extermination, il est parfaitement indigne, odieux et scandaleux de montrer un tel ostracisme en direction d'une partie de la population en laissant croire qu'elle constitue un danger ! », s'est indignée Nicole Gouéta.
Une haie à la place des parpaings ? Joint au téléphone, le Cash n'a pas souhaité communiquer sur ce sujet. Il est propriétaire d'une bande de terrain de 800 m située le long de l'aire de stationnement. Parcelle que la mairie de Colombes avait tenté de racheter pour agrandir l'aire d'accueil des gens du voyage. Mais elle s'était heurtée à une fin de non-recevoir. C'est pour marquer cette limite de parcelle que le Cash aurait fait élever ce mur. Après l'intervention de la mairie de Nanterre, très embarrassée par cette affaire, les barbelés ont finalement été démontés jeudi dernier, à la grande satisfaction des nomades, qui s'étaient déclarés très choqués par cette frontière. Mais la mairie de Colombes ne veut pas en rester là. Elle demande au Cash de démolir ce mur et de planter, à cet emplacement, une rangée d'arbres ou une haie végétale.
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COLOMBES, LA SEMAINE DERNIÈRE. Les barbelés qui choquaient les gens du voyage comme les élus de la commune ont finalement été démontés jeudi dernier . (LP.) |
C.H.
Le Parisien , lundi 07 février 2005
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Vu dans le parisien de ce jour...
Colombes/
| La première aire d'accueil a ouvert ses portes |
Nomades
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UNE ODEUR de soupe flotte dans le camp de nomades. Les femmes font tourner d'interminables machines à laver tandis que les enfants s'élancent sur les allées fraîchement recouvertes de bitume. Cette nouvelle aire d'accueil des gens du voyage - la première du département des Hauts-de-Seine - aménagée dans la rue des Côtes-d'Auty, au coeur du Petit-Colombes, héberge depuis quelques jours ses premiers pensionnaires.
Quatre-vingts membres de la famille Adelle et leurs vingt-six caravanes viennent de quitter le parc de l'île Marante où ils vivaient depuis près d'une dizaine d'années pour s'installer ici. Les femmes qui s'activent derrière les fourneaux font grise mine. La bruine qui ne cesse de tomber depuis le matin les rend nostalgiques et inquiètes. « Ici, on souffre moins de l'humidité. On a enfin des sanitaires et de l'eau chaude. Mais on se sent moins bien que sur l'île Marante. La nature nous manque. Et une partie de notre famille. Il n'y avait pas de place pour tout le monde », explique Marianne. « Et puis surtout, nous sommes affolés par les nouvelles dépenses auxquelles on doit faire face, renchérit Tamar. Les cartes que nous achetons pour consommer l'eau et l'électricité s'épuisent au bout de quatre à cinq jours. Si ça continue à ce rythme, nous n'arriverons pas à boucler nos fins de mois. »
« C'est le prix d'un loyer en HLM » Avec cette aire, toutes les règles d'hébergement ont changé. Sous l'ancienne municipalité communiste, ces nomades bénéficiaient d'une convention qui les autorisait à stationner pendant les mois d'hiver sur l'île Marante. Avec la nouvelle municipalité, un projet d'aire d'accueil des gens du voyage a été lancé. Critiqué, à la fois par les parents d'élèves de l'école maternelle voisine, une partie des riverains et contesté devant les tribunaux par les élus de l'opposition qui condamnent le choix de l'implantation, ce projet a été mené à terme. Aujourd'hui, cette aire est gérée par l'OPHLM de Colombes. Les règles ont changé. Les familles disposent d'un plus grand confort mais elles doivent désormais faire face à de nouvelles dépenses. « Avant, les charges s'élevaient à 50 par caravane et par mois. Aujourd'hui, il nous en coûtera 300 . C'est le prix d'un loyer dans un HLM. Or nous vivons dehors. Dans ces conditions, nous ne pourrons pas rester ici », explique Louis Adelle. Inquiet, ce représentant des familles a demandé à l'OPHLM chargé d'assurer le suivi social de ces familles de trouver une solution. « Cette nouvelle organisation se met en place en douceur. Nous réglerons au fur et à mesure les problèmes rencontrés », précise-t-on dans l'entourage du maire. Les nomades pourraient bénéficier d'un coup de pouce, notamment de l'aide pour le logement.
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COLOMBES, RUE DES CÔTES-D'AUTY . L'aire flambant neuve réservée aux gens du voyage offre plus de confort, mais la famille Adelle s'inquiète pour les charges qui sont passées de 50 à 300 par mois pour une caravane. (LP/C.H.) |
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L'ACTU EN FLASH COLOMBES
| Sarkozy inaugure le collège Gay-Lussac |
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NICOLAS SARKOZY, le président du conseil général des Hauts-de-Seine est venu hier en visite à Colombes. Après avoir inauguré la nouvelle école maternelle Jules-Verne, construite pour faire face à l'arrivée de nouvelles familles, il a traversé la rue Saint-Denis, artère commerçante du centre, pour découvrir au pas de course les projets d'aménagement du coeur de ville. Puis il s'est rendu au collège Gay-Lussac, qui a été agrandi, afin de l'inaugurer.
La façade ancienne du bâtiment a été préservée mais l'espace intérieur a été entièrement réaménagé. Le président du conseil général, accompagné d'Isabelle Balkany, vice-présidente chargée de l'éducation et de Nicole Goueta, la maire UMP de Colombes, a visité la nouvelle bibliothèque, le centre de documentation et d'informatique ainsi que les nouvelles salles d'art plastique. La délégation s'est également rendue à la circonscription de vie sociale de la protection maternelle infantile.
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VU DANS LE PARISIEN D'AUJOURD'HUI
NICOLAS SARKOZY, président du conseil général des Hauts-de-Seine, poursuit sa tournée des trente-six villes des Hauts-de-Seine amorcée début janvier. Pour sa quatrième sortie, il se rendra demain, en matinée, à Colombes pour inaugurer l'école maternelle Jules-Verne, construite pour faire face à l'arrivée de nouvelles familles, et le collège Gay-Lussac, qui a été reconstruit. Lors de sa visite, Nicolas Sarkozy, accompagné d'Isabelle Balkany, vice-présidente du conseil général en charge des collèges, et de la principale du collège, a prévu de rencontrer les élèves et les professeurs et de visiter notamment la nouvelle bibliothèque, le centre de documentation et d'informatique ainsi que la salle d'arts plastiques.
Une rencontre avec le personnel de la circonscription de Vie sociale et de la protection maternelle infantile est également prévue dans les locaux du conseil général. Ainsi qu'une visite chez les commerçants de la rue Saint-Denis.
LE TON EST monté d'un cran entre l'association gestionnaire de la MJC et la maire UMP de Colombes, Nicole Gouéta. Cette dernière, particulièrement marquée par le dernier conseil d'administration qui rejetait à 98 % sa proposition de convention d'objectifs, vient d'envoyer un courrier particulièrement saignant au président de la MJC. « Compte tenu du défaut de signature d'une quelconque nouvelle convention, les relations contractuelles entre la ville et l'association cesseront le 31 janvier », écrit Nicole Goueta qui précise qu'à compter de cette date l'association est tenue de libérer les lieux et de rendre les clefs au propriétaire, la ville de Colombes. Les « occupants sans titre » disposent d'une huitaine de jours de délai seulement pour obtempérer. A défaut de quoi, Nicole Gouéta entend saisir l'avocat de la ville et engager une procédure. La lettre ayant été envoyée le 26 janvier, les délais sont expirés !
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