Un lycéen marocain sans papiers de 18 ans, scolarisé à Colombes (Hauts-de-Seine), se trouvait vendredi au centre de rétention de Vincennes, dans l'attente d'une possible expulsion, ont dénoncé le syndicat CGT Educ'action et le Réseau éducation sans frontières (RESF). Mohamed Abourar, scolarisé au lycée professionnel Valmy de Colombes en 1re année de Bac Pro Hygiène et environnement, a été arrêté dimanche, gare Montparnasse à Paris, ont indiqué les deux organisations. Selon la préfecture de police (PP), le jeune homme "a été contrôlé pour consommation sur la voie publique d'alcool dans un périmètre interdit". "Il a émis des menaces de mort à l'encontre des policiers qui ont porté plainte", ajoute la PP. Selon Richard Moyon, responsable de RESF, "cette procédure n'a donné lieu à aucune poursuite". Placé en garde à vue, le lycéen a fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) et son recours a été rejeté jeudi par le tribunal administratif de Paris. La procédure a également été validée par le juge des libertés et de la détention et la cour d'appel de Paris. "Si le consulat du Maroc délivre un laissez-passer, il sera expulsé", craint M. Moyon. L'un des enseignants du lycée Valmy, Boubakar Mazari, assure que le jeune homme avait déposé un dossier de régularisation en novembre dernier. "Il est arrivé en France avec son père à l'âge de 13 ans et demi, c'est malheureusement six mois trop tard pour espérer une régularisation d'office" en vertu du code des étrangers, a poursuivi M. Moyon. "Nous avons fait appel au rectorat de Versailles et à l'Inspection académique des Hauts-de-Seine pour éviter cette expulsion", a ajouté M. Mazari. Selon un communiqué de la CGT Educ'action, "le comportement exemplaire de Mohamed et son investissement" sont "salués" dans l'établissement. Le lycéen bénéficie actuellement d'un contrat "jeune majeur" auprès de l'aide sociale à l'enfance, un dispositif réservé aux majeurs âgés de moins de 21 ans qui connaissent des difficultés.
- "Difficulté à s’insérer dans une équipe quelle qu’elle soit". La remarque vient du chef de l’Etat en personne. Ces derniers mois, Rama Yade a joué sa propre partition, n’hésitant pas à se désolidariser de son gouvernement ni à tenir tête à son mentor, Nicolas Sarkozy.
Acte I : Il y a d’abord eu la petite remarque glissée sur la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD. Interviewée en octobre par TV5 Monde, elle avait alors assuré : "Il ne faut pas donner le sentiment qu’il y a une coupure entre des élites, qui se protègeraient, pour lesquelles il y a une justice des puissants, et puis des petits, pour lesquels la justice est sévère." Une déclaration qui lui a attiré les foudres de l’Elysée mais qui ne l’a pas empêché de récidiver quelques jours plus tard dans un autre registre.
Acte II : le 5 novembre, la secrétaire d’Etat aux Sports a été sèchement rappelée à l'ordre par François Fillon après avoir pris le contre-pied de sa ministre de tutelle Roselyne Bachelot sur la suppression anticipée du droit à l'image collectif (DIC), une disposition fiscale avantageant les clubs sportifs professionnels. "On ne peut pas être au gouvernement et en opposition avec la ligne du gouvernement", a asséné le premier ministre dans un entretien accordé au Monde.
Acte III : la benjamine du gouvernement et maire de Colombes a réussi à faire plier Valérie Pécresse et Nicolas Sarkozy en obtenant d’être en seconde position sur la liste UMP des régionales dans les Hauts-de-Seine et non dans le Val d’Oise comme le souhaitait son parti. Une attitude qui avait passablement agacé les membres de l’UMP. "Rama Yade doit continuer à jouer collectif", s’était irrité Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP avant d’ajouter : "Quand on est ministre, on est obligé de se battre et de porter les couleurs de son parti. Il n’y a pas de petits combats, il y a des départements clés à arracher."
A noter que dans notre sondage, Rama Yade est la deuxième personnalité politique qui a "marqué le plus de points en 2009 " pour 33% des sympathisants MoDem, 25% des sympathisants de gauche et seulement 18% des sympathisants de droite. La "personnalité préférée des Français" va t-elle rentrer dans le rang en 2010 ? Elle n’a en tout cas jamais été aussi médiatique (cinq une d’hebdos cette année et sa marionnette aux Guignols en novembre).
Sondage TNS-Sofres/Logica pour Europe 1, réalisé les 8 et 9 décembre 2009 auprès de 1.000 personnes, selon la méthode des quotas.








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